META PHILO JUILLET 2006

Fermer la fenêtre


 

Et  si  notre mode  de  penser …. était  alternatif ?

INTUITION et PENSEE  DISCONTINUE

  

A l’encontre de toutes les ‘choses’ animées qui pensent sans le savoir, l’Homme lui, ‘sait’ qu’il pense ! C’est d’ailleurs, pour cette raison qu’il s’est baptisé, Homo Sapiens. Mais ce qu’il ne sait certainement pas, c’est que sa pensée semble procéder du ‘courant alternatif’ et non pas du ‘courant continu’, comme on le croit ! : Un coup son esprit est là et, … un coup il n’y est plus !

Il semble en effet, que tout se passe, comme si, notre esprit nous quittait le temps d’une ‘nano seconde’, pour revenir aussitôt le temps d’une autre nano seconde, selon certainement un rythme neuro-biologique prédéterminé. Le fameux « Je pense, donc je suis » ne serait donc qu’à moitié vrai ! Cette théorie pourrait accréditer l’hypothèse, de certains scientifiques d’avant-garde et autres auteurs de sciences-fictions, sur l’existence de « Mondes Parallèles »


L’Homo Sapiens semble penser en « pointillé ».
En effet, si en état de méditation et de concentration profonde*, nous tentons d’analyser le fonctionnement de notre pensée, nous sentons, ou plutôt nous ‘devinons’, qu’elle n’est pas continue, mais qu’elle suit un continuum d’impulsions successives. Il semble en effet qu’il y ait des temps pleins et des temps vides. Nous suivrions nos pensées, selon une ligne discontinue!

On pourrait croire - et je mesure l’énormité de mon propos- « que nous  pensons en pointillé » ! Un temps c’est le ‘trait plein’, c’est positif, et l’on pense, le temps suivant c’est ‘l’espace vide’, et l’on ne pense pas ! Après le conscient, ce doit être le temps de l’inconscient. Cela bien évidemment dans de courts ‘temps flash’ difficilement perceptibles à l’échelle humaine. D’où cette conséquence plausible :

 « pendant qu’il pense qu’il pense, l’Homo Sapiens ne pense pas à ce qu’il pensait ! ».

Une  Intuition Majeure ou Mineure ?.
C’est en Juin 2 000, que cette intuition s’est imposée à mon esprit, lors d’une de mes séances habituelles de méditation. Tous ceux qui pratiquent des sessions de travail mental, ou de méditation, savent la nécessité et la force que doit avoir la ‘concentration’ dans l’analyse d’un sujet ou d’un objet. Et là, c’est justement de concentration qu’il s’agit !

En effet, avez-vous remarqué, ( cela serait quand même étonnant que je sois le seul) que lorsque vous vous concentrez sur quelque chose, vous ne le faites pas, mieux, vous ne pouvez pas le faire, de façon continue. Essayez et vous verrez ! Prenez un objet quelconque, un  crayon par exemple, ou une photo, une montre,…et concentrez-vous dessus. Vous remarquerez, si vous conscientisez bien votre pensée, que vous ne pouvez pas le faire de façon linéaire. Parce que :
 Le temps que vous pensez que vous y pensez,… vous n’y avez pas pensé !

Pas facile à comprendre tout ça, et pas facile à expliquer non plus. D’autant plus que c’est un sujet qui dépasse de très loin mes compétences. Il est possible, que cette pensée qui me trotte dans la tête depuis quelques années, ne soit que le fruit de mon imagination, ou bien au contraire, que ce soit un phénomène connu de tous les spécialistes. Soit mon intuition est une sacrée découverte, soit je défonce une porte ouverte ! Là est la question. Et comme je n’ai que peu de connaissances  dans ce domaine, j’ai pensé intéressant de vous la poser, à vous, Amis Internautes, pour savoir ce que vous, vous en pensez.

Energie électrique et Energie bio-énergétique
En effet, il semble bien que notre pensée ne fonctionne pas de façon continue. Il semble au contraire que notre influx nerveux, ou l’énergie qui meut tout notre corps, fonctionne comme le courant électrique alternatif. Et lorsque l’on sait que c’est par hasard, et ensuite, par tâtonnements, recherches, expériences, etc…, que l’Homme a inventé l’électricité, on peut se demander si la maîtrise et la domestication de cette énergie, qui l’ont amené et parfois même, forcé, à prendre des dispositions prédéterminées, n’ont pas une certaine analogie avec la ‘bio-énergie’, qui anime tous les êtres vivants.

Cette analogie présagée entre le fonctionnement de l’énergie électrique, qu’à présent l’on connaît bien et l’énergie biologique, devrait nous permettre par des comparaisons réciproques, d’accélérer nos connaissances dans ces deux domaines. Et il ne serait pas surprenant que nous retrouvions peu à peu dans le domaine de la ‘bio-énergie’, de nombreux termes employés couramment aujourd’hui en électricité, tels que : courant continu ou alternatif, fréquences, périodes, phases, positives ou négatives, sans oublier le ‘neutre’, ce fameux fil de retour à la terre (ou à la masse) qui complète tous les dispositifs électriques.

Pensée Alternative et Perception continue ?
Si comme je le pense, nous fonctionnons en courant alternatif, comment pouvons nous vivre de façon continue, comme dans un moteur ou tout autre système électrique ? A cette question, on peut répondre par analogie avec des bases simples de l’électricité.
Mais au tracé sinusoïdal assez complexe qui représente le courant alternatif  électrique et qui doit être  le même que pour le courant bio-énergétique, je préfère le tracé de la ligne pointillée, qui me permet d’expliquer plus simplement mes élucubrations.  En effet, on imagine très facilement une ligne discontinue où les traits ‘pleins’ représentent les phases positives ‘ + ‘, et  les espaces ‘vides’, les phases négatives ‘ – ‘. On comprend mieux ainsi, que pour obtenir une ligne ‘continue’ il faut combler les espaces vides !  

C'est-à-dire à dire qu’après une période ‘+’, il faut qu’il y ait quelque chose, un « complément » certainement du signe ‘-‘, ou mieux, ‘ neutre ‘, pour aller rejoindre le trait ‘plein’ positif suivant, et ainsi de suite. En toute logique, on doit admettre que pour qu’il y ait continuité, il faut obligatoirement que les ‘espaces vides’ soient comblés par un ‘élément complémentaire’ à même de poursuivre la conductibilité de notre influx vital, et peut-être même de notre influx psychique. D’autre part, précisons que puisque cet élément ne nous est pas perceptible, c’est qu’il doit être de nature
immatérielle, genre ‘fluide’ subtil et impondérable.

Nous retrouvons là, dans ma théorie, le Principe de Complémentarité de BOHR, lorsqu’il parle de « l’élément complémentaire » d’une même réalité. Alors la question à se poser est de savoir quel est l’élément complémentaire, de la réalité qu’est l’Homo Sapiens ? Ce ‘complément’ qui en partant  d’une ‘alimentation énergétique’ alternative, lui permet d’être et de vivre en continu.

Un ‘complément immatériel’ général.
Je me suis longtemps demandé pourquoi dans mes cogitations, j’avais la certitude que les chaînons manquants, les ‘espaces vides’, dans le cheminement de mes pensées étaient obligatoirement ‘immatériels’ et donc insaisissables. La réponse était pourtant simple ; C’est  que pendant ces ’temps flash’ de vide, mon esprit n’est pas là ! C’est qu’après un temps plein, où j’ai conscience que je pense, arrive le temps où je n’ai même plus conscience d’avoir conscience. Et si pour moi c’est le vide total, ce ne peut-être que parce que mon esprit n’est pas là !  Car il est évident que si je ne suis pas là, je ne peux pas avoir la conscience de ne pas être là. De plus si mentalement mon MOI n’est pas là, c’est que mon ‘complément immatériel’ a pris le relais. Pourquoi ? Ce doit être dans l’ordre des choses. Peut-être qu’un jour nous le saurons **.
D’ailleurs je suis persuadé que ce mode de fonctionnement, alternatif, cyclique, périodique ou récursif, doit être général, de la nano dimension à l’échelle cosmique. Tout ce qui existe dans l’Univers, du moins sur les plans physiques et matériels, doit fonctionner de cette façon là.

Et l’on peut penser que le rôle de ‘l’élément complémentaire’ fluidique ou autre, est certainement de donner un sens  à l’évolution du Cosmos et notamment  bien sûr, à l’Humanité. Mettre en quelque sorte de l’huile PSY, dans les rouages de la vie, ou mieux, du fluide vital, pour combler les espaces vides et relier Matériel et Immatériel ! Et ce, pour l’Homo Sapiens et la Planète Terre, bien évidemment, mais aussi dans les espaces éthérés de l’immensité Cosmique.

En guise de Conclusion.
Je peux comprendre que l’on ne me comprenne pas. A la relecture, mes explications semblent assez touffues et quelque peu confuses, mais je le répète, outre que la neurobiologie, n’est pas du tout mon domaine, il n’est pas facile de penser et de parler de la pensée discontinue ! Parce que dans la réalité, la mienne, l’axiome de SARTRE  « Etre ou ne pas Etre », est faux ! Il semblerait plutôt que, dans l’existence, ce soit « Etre  et  ne pas Etre », qui soit dans le vrai !

Il semblerait en effet, que mon intuition des « espaces-temps immatériels’, qui sont entre les ‘traits pleins matériels’, qui représentent la ligne pointillée de la pensée, puisse se confirmer sur le plan scientifique. Car il semblerait aussi, que tous les savants et les chercheurs qui explorent l’infiniment petit, affirment toujours trouver, aussi loin et aussi profond qu’ils descendent dans leurs recherches, ‘quelque chose’ d’indéfinissable, d’impalpable, comme un  fluide impondérable qui entoure les plus infimes particules de matière.
Comment alors ne pas penser, que cette ‘chose’, qui est partout présente dans l’infiniment petit, ne soit pas également présente dans l’infiniment grand ? Comment ne pas penser que ce fluide vital que l’on trouve partout sur la Planète Terre, ne se retrouve pas sur toutes les autres Planètes de l’Univers ? Comment ne pas penser que cette entité inconnue, immanente certainement, qui enveloppe toutes nos pensées, ne soit …..

……Mais cela est une autre réflexion !

Raymond  MONEDI
Juillet 2006

 

 

 Vous avez quelques chose à dire ?                      (haut de page ^)

Si comme nous vous avez des moments de révolte, d’approbation ou tout simplement quelque chose à dire, qui s’inscrit dans la philosophie du « Cercle P.E.P. », veuillez l’exprimer dans un petit laïus de 15 lignes maximum et nous l’adresser. Nous le publierons dans notre prochain Bulletin. 

Contactez le cercle PEP

 

Fermer la fenêtre